Un travail d’appoint à la retraite?

Le retraité-travailleur :une nouvelle espèce de retraité
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À la retraite, un travail d’appoint peut permettre une rentrée d’argent utile pour payer les dépenses fixes et variables. Tout aussi important, c’est une bonne façon de contribuer à sa santé mentale et de socialiser.

Cependant, lorsque ce travail à temps partiel vous fait perdre de l’argent, il peut contribuer à un stress inutile dans votre vie. Voici quelques conseils qui vous aideront à rentabiliser vos activités.

Avant de mettre sur pied votre « petite affaire », n’oubliez pas de vérifier auprès de votre régime si le travail à la retraite aura un impact sur votre pension.

Le travail d’appoint n’est pas réservé aux entrepreneurs
En théorie, toute source secondaire de revenus peut être considérée comme un travail d’appoint : faire du tutorat à temps partiel pour un entrepreneur en éducation, s’occuper des fleurs dans votre jardinerie locale ou aiderune petite entreprise à planifier sa logistique, tout cela entre en ligne de compte. Si vous choisissez de travailler pour quelqu’un d’autre, soyez clair sur le temps que vous désirez y consacrer (y compris les moments de la journée où vous êtes disponible) et déterminez le salaire horaire que vous percevrez, ainsi que le temps libre dont vous bénéficierez. Trouver un équilibre adéquat entre profiter de sa retraite et travailler à temps partiel est une affaire personnelle. Si votre situation financière l’exige, un travail à temps plein pourrait même vous convenir.

Vous avez une idée géniale pour un produit ou un service? Sachez la vendre!
Lancer sa propre affaire est beaucoup plus difficile que de travailler pour quelqu’un d’autre. Mais si vous avez trouvé une solution à un besoin urgent, le moment est venu de concrétiser votre concept.

Quand j’enseigne à mes étudiants comment créer une « petite affaire » payante, j’utilise un cadre en six étapes pour déterminer si une idée est vraiment rentable. Si laréponse est positive, ils devraient se lancer dans l’entreprise. Mais si c’est non, ils devraient passer à autre chose.

Consignez vos réponses à ces six questions. Vous verrez qu’elles s’intègrent parfaitement dans un plan d’affaires de base.

1. Que vendez-vous et pourquoi est-ce unique? (Décrivez et ajoutez des images.)
Vous ne voulez pas que votre produit ou service soit une imitation de quelque chose qui existe déjà. Il doit être différent pour se démarquer, alors qu’est-ce qui le rend si « spécial » ?

2. Quel problème majeur votre produit ou service résout-il et comment? (Les entreprises rentables résolvent des problèmes réels.)
Les meilleures entreprises ne sont pas celles ayant les solutions les plus sophistiquées. Ce sont celles qui résolvent les problèmes épineux, alors examinez d’abord cette facette de la situation.

3. À qui vendez-vous? (Trouvez des statistiques qui décrivent les caractéristiques démographiques et le comportement d’achat
des clients.)
C’est ce qu’on appelle une analyse de marché. C’est l’étape où vous allez examiner les recherches et les données pour déterminer qui sont vos clients idéaux, combien ils sont et où ilsfont leurs achats. Vous connaîtrez mieux ainsi la meilleure façon de les rejoindre, comme parles médias sociauxou par des recommandations de bouche-à-oreille. Statistique Canada est le meilleur endroit pour trouver ces informations—il suffit de chercher un peu. Vous devez consacrer beaucoup de temps à la recherche de rapports d’études de marché; commencez parregarder sur Google ce qui a été publié récemment.

4. Comment savez-vous que votre produit ou service est recherché par votre clientèle cible?
La meilleure façon est d’en discuter avec 10 à 20 personnes de votre groupe démographique cible. Ces entretiens visent à comprendre le problème que vous comptez résoudre et à voir si les personnes interrogées trouvent que votre solution est valable. Si votre idée d’affaires ne séduit pas votre groupe démographique, vous devrez recommencer à zéro.

5. Comment allez-vous établir le prix de votre offre?
En examinant la concurrence, vous pourrez déterminer un prix qui conviendra à vos clients. Recherchez les tarifs de la concurrence ainsi que la valeur offerte. Par exemple, si vous envisagez de devenir un coach de vie qui aide les nouveaux retraités à transitionner après leur carrière active, visitez les sites Web d’autres coachs de vie reconnus dans votre région afind’établir une grille d’honoraires compétitive.

6. Quelles sont vos prévisions triennales de revenus et de dépenses?
Multipliez votre prix par vos prévisions de ventes par année au cours de vos trois premières années d’activité. Soustrayez ensuite vos coûts annuels (obtenez de vrais devis pour ne pas les sous-estimer). Essayez de tout comptabiliser, y compris le lancement et la gestion de votre site Web, les frais juridiques, les frais de téléphone portable et d’Internet, les salaires du personnel si vous devez en embaucher, le loyer des bureaux, l’impression, les assurances, le marketing, etc. Votre bénéfice net est votre revenu duquel vous déduirez tous ces coûts.

Attention si votre bénéfice net est négatif — cela signifie que votre « petite affaire » va perdre de l’argent. Revenez en arrière et modifiez votre idée jusqu’à ce que le profil soit rentable.

Prêt à vous lancer? Mes deux principaux conseils sont de faire quelque chose qui vous procure de la satisfaction et aussi de vous assurer que votre entreprise est rentable. En fait, j’ai un troisième conseil : faites quelque chose qui vous rendra heureux!

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